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| résumé | soulèvement
alpin | temps géologiques
| glaciations |situation
| géologie | formation [résumé] [situation] Les Höllgrotten se situent au SE
de Baar, aux abord des gorges de la Lorze. La masse de tuf calcaire dans
laquelle elle est creusée se trouve au pied des versants molassiques
et morainiques
qui mènent au haut-plateau de Menzingen. [géologie] Contrairement aux autres grottes présentées,
les Höllgrotten n'appartiennent ni à la structure géologique
alpine, ni au Jura, mais au Plateau suisse (domaine tertiaire
extra-alpin), dont l'existence est néanmoins fortement liée
aux mouvements alpins. De manière générale la période
allant de l'Oligocène
au Pliocène
correspond à des dépôts molassiques successifs d'origine
marine ou d'eau douce. Dans la région zougoise, les dépôts
appartiennent à la phase terminale, celle de la Molasse d'eau douce
supérieure. Le sous-sol profond du pays zougois est
constitué de molasse résultant de la solidification de graviers,
sable et limons.
En fait cette roche sédimentaire
n'est rien d'autre que le résultat du déblayement, par des
paléo-fleuves,
de débris traînés depuis des territoires alpins en
fin de formation. Plus précisément ces événements
sont datés de la fin du Miocène,
lors de la phase tortonienne
(de 10 à 7 Ma). A cette époque les mouvements orogéniques
alpins touchent à leur terme. Alors que dans le sud zougois la
molasse affleure sur de longs allongements, le relief de la région
située à l'est de la ligne Zoug-Baar est modifié
lors de l'avant dernière glaciation (Riss),
lorsque les glaciers de la Linth et de la Reuss d'une part creusent leurs
auges
et autres dépressions, et d'autre part les remplissent de sédiments
formant la couche de moraine de fond, quasi imperméable. Lors de
la période interglacaire qui suit, une épaisse couche de
sédiments en majorité graveleux est déposée
par la paléo Sihl (fleuve), formant dans cette région son
delta.
L'activité de la dernière glaciation (Würm)
s'est concrétisée par une érosion modérée
mais des dépôts morainiques superficiels et de fond assez
importants, lesquels affleurent
actuellement sur les versants de la vallée de la Sihl ainsi que
sur ceux des gorges de la Lorze. Près du site des Höllgrotten, 50 m environ au-dessus des grottes, se trouve la limite moraines rissiennes-molasse tertiaire, constituant un niveau de base réduisant les chances d'infiltration plus profondes des eaux météoriques, lesquelles sont obligées de sortir du massif. C'est donc à cette hauteur que se trouvent de nombreuses et puissantes exsurgences. Ces eaux jaillissent, et, suite au dégagement d'acides carboniques dans l'air, le fameux tuf calcaire se dépose. [formation] Deux processus de base interviennent dans le formation
des Höllgrotten : la dissolution
et le phénomène de dépôt (calcaires). Rappelons
que la roche calcaire est à peine soluble dans leau pure.
Par contre leau contenant des acides carboniques a un pouvoir considérable
de dissolution sur le calcaire. Les eaux atmosphériques pénètrent
goutte à goutte dans un sol riche en acide humique
(en loccurrence le haut-plateau de Menzingen) , ayant déjà
"engrangé" du CO2 durant leur chute atmosphérique,
ce qui augmente leur teneur en acide carbonique. La proportion en calcaire
dissous augmente donc dans leau souterraine. Lorsque cette dernière
rejaillit du massif, elle se décomprime et perd immédiatement
son aération, à cause notamment de la capacité quont
les plantes à assimiler lacide carbonique. Le calcaire dissous
se dépose alors, particulièrement bien près des exsurgences,
mélangé à du limon et autres substances organiques.
La roche vacuolaire et poreuse ainsi formée est du tuf calcaire.
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